Tout au long de la nuit, j’ai arpenté la terre ;
Et couru les chemins, et foulé la poussière.
J’ai franchi des ruisseaux, traversé des frontières ;
Respiré des forêts, des tapis de bruyère.
 
Tout au long de la nuit, j’ai embrassé les miens ;
Ceux qui sont juste là et ceux qui sont lointains.
J’ai serré sur mon cœur mes parents, mes enfants,
Et plaqué sur leurs joues de gros baisers sonnants.
 
Mais au petit matin, mes yeux se sont ouverts
Sur l’écran saturé des morts qu’on énumère.
Monde claquemuré, tenaillé par la peur ;
Nos portes verrouillées et nos vies à demeure.
 
Peut-être y aura-t-il, aux confins du chaos,
Un après, un printemps, un monde à nouveau beau ;
Mais ces cercueils celés au milieu de l'absence...
Qui pourra restaurer notre belle insouciance ?

5 réflexions sur “Aux confins du chaos

    1. Merci beaucoup ! Je n’ai vraiment pas à me plaindre. Mon confinement se passe tranquillement, en mode cocooning, même si l’inquiétude est là par moments, notamment pour ceux de mes proches qui sont loin – mes parents, mes fils. Vivement la réouverture des vols internationaux !
      J’espère que tout va bien également de ton côté (je ne connais pas ton prénom !) ?

      Aimé par 1 personne

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