Nouvelle passion, nouveau blog !

Chers amis lecteurs,

Si je ne suis plus présente ici depuis plusieurs mois, c’est que je me suis trouvée une nouvelle passion dévorante et chronophage : la généalogie !

Et bien sûr, je n’ai pas pu m’empêcher de créer un nouveau blog (un de plus !) pour l’occasion. Je crois que j’adore créer des blogs, en fait !

Désormais, si le sujet vous intéresse, vous pourrez me lire sur :

Auprès de mon arbre

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Crédit photo

Je ne serai pas loin. Dans tous les cas, je reste poète dans l’âme et attrapeuse de belles images 🙂

À bientôt…

Petits haïkus de saison…

…En guise de clin d’œil !

Châle sur l’épaule

À mes pieds le feu crépite

Frimas de l’hiver

En hibernation

Sous quelques couches de laine

L’esprit engourdi

Sous la cellophane

Petit carnet en attente

Mes mots reviendront

 

Au salon de mon cœur

Il y a dans mon cœur une grande maison
Qui résonne des jours au parfum d’insouciance
Où le temps coulait doux de saison en saison
Et semblait ne jamais voir la fin de l’enfance.

Quand la vie nous portait vers un autre horizon,
Toujours nous retrouvions la porte grande ouverte,
Et tous les maux du monde avaient pour guérison
Leurs yeux posés sur nous, pleins de confiance offerte.

Si les tuiles du toit sont bel et bien vendues,
Si les murs sont repeints, les cloisons abattues,
Si d’autres désormais y ont bâti leur nid ;

Au salon de mon cœur, en un jour immuable,
Comme à son habitude, au sortir de la table,
Papy s’est assoupi – et Mamy me sourit.

 

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Quelques mots, ailleurs

Je ne suis plus très présente ici, mais que voulez-vous ? L’inspiration, ça va, ça vient. Et l’envie de bloguer connaît des passages, des mues, de lentes transformations…

Cependant, il m’arrive encore d’écrire de temps à autre et si le cœur vous en dit, j’ai deux textes actuellement en compétition sur Short édition, le site qui promeut la littérature courte :

  • Une nouvelle intitulée D’espoir et de craie, qui est en finale (!!!) du Prix Hiver 2018-2019
  • Un poème intitulé J’ai mille ans, que j’avais déjà publié ici, en lice pour le Prix Hiver 2019

Et pour ceux que ça intéresse, je m’amuse en ce moment à écrire la suite d’une nouvelle que j’avais publiée ici, il y a quelques temps, mais je n’en dis pas plus… 😉

Merci d’avance pour vos votes et votre soutien sur Short édition !

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Du bleu plein les yeux

Trois petites filles aux yeux de braise avaient rêvé la ville bleue.

Trois petites filles aux cheveux sauvages, aux mèches indomptables comme l’Afrique, et parlant la langue nordique de mes ancêtres aux yeux d’azur.

Trois petites filles venues de loin retrouver ici leurs racines, et décidées coûte que coûte à profiter de leur voyage.

Alors il nous fallut partir.

En dépit de l’heure tardive, en dépit du souffle brûlant d’un vent du sud chargé de sable, il nous fallut prendre la route et parcourir des kilomètres.

Mais nous n’avons rien regretté. Ni la chaleur, ni le danger, ni les lacets à flanc de montagne.

Au bout d’une route difficile, trois petites filles venues du nord ont apaisé leurs yeux de braise dans un dédale bleu glacier.

Chefchaouen, au nord du Maroc, le 1er août 2018.

 

Si un jour Alzheimer

Et si un jour j’oublie,

Si je ne sais plus où j’en suis,

Si mes pensées s’embrouillent,

Si mes pinceaux s’emmêlent ;

 

Si je ressasse sans cesse la même histoire,

Si je vous pose sans arrêt la même question,

Si je vous agace,

Si je vous épuise,

Si je vous afflige ;

 

Si vous me voyez m’effacer du monde,

Chaque jour un peu plus,

Jusqu’à ne plus connaître vos prénoms,

Jusqu’à ne plus rien savoir du tout,

Jusqu’à n’être plus que l’ombre de moi-même ;

 

Si un jour j’oublie,

Souvenez-vous alors de ma bonne humeur,

De mon grain de folie ;

Souvenez-vous de manier pour moi l’humour,

Et la poésie.

 

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Le poème inaccessible

 

Le poète est un voyageur de l’inaccessible ;

Un arpenteur de rêves qui parcourt des étendues solitaires aux senteurs d’absolu et de papier, et qui étanche sa soif à la source d’une encre au goût de nuit.

Mais sa quête est sans fin.

Chaque fois qu’il croit avoir atteint l’horizon, il réalise qu’il a encore du chemin à faire.

Alors, il reprend sa course le cœur plein d’espoir.

Le prochain poème sera le bon.

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Les voir partir

Tout d’abord, il fut seul. Petit Prince tombé du ciel sous nos yeux éblouis. Centre de nos jours, de nos nuits, de nos très jeunes vies. Tout à coup, nous voilà famille. L’avenir prend tout son sens.

Puis très vite, ils furent deux. Si différents, si complémentaires. Le jour et la nuit. L’ordre et le chaos. La fraise et le chocolat. Un duo parfait pour partir à l’aventure.

Bientôt, ils furent trois. Un partenaire de plus dans la fine équipe. Deux iris gris métal fixés sur ses frères et deux petits pieds pressés de courir à leurs trousses.

Enfin, ils furent quatre. Quelques grammes de douceur dans ce monde de brutes. Un petit cœur dévoué pour veiller sur la troupe.

Ainsi va la vie. Les années passent et les familles s’agrandissent.
S’agrandissent.
S’agrandissent.

Les semaines et les mois s’enchaînent à toute allure sans même qu’on s’en rende compte et un beau jour, sans qu’on l’ait vu venir, c’est le temps des départs, qui se succèdent, année après année, et nous voilà bientôt seuls dans notre nid vide.

Ils étaient donc quatre. Puis ils furent trois et un autre lointain. Puis ils furent deux et deux autres lointains. Puis…

Le moment approche du troisième envol.
Du vide abyssal.
De l’absence qui fait mal.

Surtout ne dites rien.
Il ne doivent rien savoir
De ce trou qui bée dans mon cœur de mère.

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Comme une bulle de savon

Parfois, quand vient le soir, quand ma tête repose,
Je vois sortir de l’ombre une foule de mots
Qui s’animent bientôt dans un joyeux chaos
Pour venir défiler sous mes paupières closes.

Les voici qui tournoient en une farandole
De phrases bariolées qui cherchent à rimer
Puis s’alignent enfin en vers bien ordonnés
Suspendus dans le vent sous une lune folle.

Doux sommeil, te voilà ! Regarde le poème
Qu’ont accroché pour moi les mots sous l’astre blême ;
Il ne me reste plus qu’à le cueillir sans bruit.

Alors tout doucement, d’une plume légère,
Je tente d’attraper mon poème éphémère
Qui dans un discret « plop » éclate dans la nuit.

 

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Un modeste sonnet, probablement dans sa version provisoire. Toutes vos critiques constructives et suggestions d’amélioration sont les bienvenues…

Timide saison

 

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Voici venir l’été,

Sur la pointe des pieds…

 

Un p’tit été discret

Tout confus d’exister

Tout recroquevillé

 

Un été gris argent

Tout habillé de vent

Et qui répugne encore

À mettre le nez dehors

 

Voici venir l’été,

Il est là, je l’attends…

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